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International Governance Institute

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IGI DRC
IGI DRC has been registered as a civil society organisation, based in Bukavu, eastern DRC, since 2010. Its current focus is particularly on mal-practice in the education sector.  For latest news, see July 2014 Report

Leadership

Martin Zadig Nzabara leads IGI DRC in Bukavu.  It was founded by Luke Ansobi, a Congolese currently based in Nairobi.
Please contact at drc@igi-integrity.com .
 
A recent article in the Central African newspaper Syfia Grands Lacs highlighted the valuable work of IGI in DRC...to read click here

Current Projects


Youth Movement for Peace and Good Governance /
Mouvements de jeunesse, consolidation de la paix et gouvernance locale

A major seminar was held by IGI in Bukavu, DRC in May 2013 to promote non-violent youth movements for peace and good local governance. 

Un important séminaire a été organisé par IGI à Bukavu, en RDC mai 2013 afin de promouvoir les mouvements de jeunes non-violents pour la paix et la bonne gouvernance locale.

To read the report (in French) / Pour lire le rapport (en francais)  click here




Bukavu University Project Final Report /   Rapport Final (French  /  en francais)   click here
 

 Anti-Corruption Workshop, Bukavu, Feb. 2012

 

La Corruption,
un mal qui ronge
les universités de Bukavu De plus en plus on parle de la corruption comme une réalitédans les universités et instituts supérieurs de Bukavu. Les avis sont partagés sur cette question si sensible en milieux universitaires. Pour certains, les enseignants se couvrent entre eux de ce mal et personne n’accepte dedénoncer les auteurs, encore moins de prendre un engagement vers la lutte contre ce phénomène; pour d’autres, les universités ont pratiquement accepté cette pratique et ne subissent aucune pression de l’Etat. Les étudiants ont évolués dans ce climat des mauvaises mœurs et considèrent la corruption comme un fait normal.

Le pouvoir public quand a lui semble être dépassé par l’ampleur du phénomène qu’il a finis par garder un silence total. Les conséquences sont graves et vont de la baisse sensible du niveau d’étude à l’exposition des étudiants aux risques des maladies.

La plupart des universités de la ville de Bukavu ne répondent pas au standard de l’enseignement supérieur. On trouve des universités difficiles à qualifier tant sur le plan infrastructurel qu’organisationnel. Pourtant c’est dans ces conditions que sont formés les cadres qui travaillent dans les entreprises et autres organisations qui œuvrent dans la province du Sud Kivu.

Ce qui est frappant c’est sont les conditions dans lesquelles se passent les cours. Les auditoires parfois insalubres et manquants des chaises. Pour certaines universités, des efforts sont régulièrement conjugués pour arriver à un minimum d’amélioration. Mais la performance est loin d’être atteinte. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant de voir émerger une culture d’antivaleurs dont la corruption est « la partie visible de l’iceberg ».


Mais qu’est ce qui serait à la base de la corruption dans les universités de Bukavu ? INTERNATIONAL GOVERNANCE INSTITUTE (IGI) à repérer trois causes :


1. Le niveau bas de salaires des enseignants et cadres des universités.

2. L’impunité des cas des corruptions et autres formes des violencesqui a fait émerger une culture d’antivaleur dans la communauté estudiantine, professorale et administrative.

3. La faible implication de l’Etatdans l’encadrement et l’amélioration des conditions d’études supérieurs en RDC.


Chaque université vit ses réalités de corruption selon qu’il y a respect ou non des règles qui régissent l’enseignement supérieur en RDC.

D’abord, le phénomène de points sexuellement transmissibles est très ressenti. Ce dernier concerne un grand nombre d’assistants, chefs de travaux et professeurs. Certaines filles se voient obligées de passer à l’acte sexuel en échange de points. Ainsi, de sobriquets sont donnés à certains enseignants qui sont plus réputés dans l’échange de sexe contre point. (Mr le bouc, coq matinal etc)


Ensuite, le monnayage des points ruine davantage les étudiants et enrichit certains enseignants. Quelques éléments ont permis d’appréhender de quelle manière les auteurs de cette pratique le font dans l’exercice de leurs fonctions : vente de syllabus, droit d’auteurs, corruption directe lors des sessions d’examen, injustice dans le système de cotation etc.


En fin, l’impunité faceaux antivaleurs connusest si notoire et prouve qu’il y a un grand travailà faire pour que ces actes répréhensibles par la loi parviennent à être dénoncés et déférés devant la justice.

Un professeur contacté a ce sujet note « qu’il reste difficile de punir les collègues professeurs tellement leur influence est grande. Très souvent, il y a peu des preuvesattestant la corruption. Cette difficulté s’avère encore plus grande quand il s’agit d’un acte de harcèlement sexuel. Il reste vrai que bon nombre des professeurs sont intouchables en matière de corruption quand bien même ils sont cités dansces actes compromettants ».

Alors qu’ils devraient avoir une marge de manœuvre réduite dans l’enseignement supérieur, les Assistants occupent le premier rang en matière de corruption en milieux universitaires.


Ceux-ci, ne jouissent pas d’une bonne réputation chez les étudiants. La liste de leurs forfaits va de la correction fantaisiste des copies, à l’échange des points contre le sexe.


Néanmoins, la responsabilité sur la corruption est partagée entre étudiants et corps enseignant. Certains étudiants choisissent les universités où ils ont plus de facilité de réussite. Ainsi, ils font de loi de moindre effort le principe de leur vie académique. Tout compte fait, l’heure est grave dans les universités de Bukavu et une alerte est donc donnée à toute la société pour que le silence soit brisé sur ce phénomène de corruption qui gangrène les milieux universitaires de Bukavu.

Article IGI-DRC Mars 2012.